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La vieille naissance d’une nouvelle classe

août 17, 2008

Je ne suis ni pour ni contre les syndicats.

Ils sont un pas en avant, certes, mais ils ne défendent pas les intérêts du vaste groupe humain, seulement d’une nouvelle classe. En voulant répondre à la lutte des classes, le mouvement syndicaliste a créé un nouveau fossé. S’il est nécessaire pour un temps, espérons au moins que ce mouvement utilise sa force pour les droits humains et non pas seulement pour les droits de ces membres.

Si l’idée est seulement de m’assurer que mon groupe survive au dépend de l’exploitation des plus faibles du reste du monde, cette nouvelle classe n’a rien à reprocher aux patrons, car elle se permet elle aussi d’exploiter dès qu’elle en a la possibilité. En général, si on reproche au gagnant d’une compétition une attitude qu’on aurait eue si on avait été nous-mêmes le gagnant, on est dans une dualité, une hypocrisie, qui ne fait que nuire à l’évolution de l’humanité en maintenant en place les mêmes principes d’exploitations inhumains.

Pour prendre un exemple local, les hautes conditions des employés de l’état font en sorte que la population n’arrive plus à recevoir les services qu’elle mérite parce que les gouvernements ne savent plus comment joindre les deux bouts. Ça c’est en bonne partie à cause des gouvernements, ce n’est pas « de la faute aux syndiqués », mais c’est aussi à cause du fossé entre le plus faible économiquement et le syndiqué que ce dernier (le fossé) existe, tout comme notre salaire minimum est inférieur à celui des Scandinaves, mais combien supérieurs à plusieurs pays défavorisés (à quand leur chance dans ce grand jeu de Monopoly où presque tous les terrains ont déjà été achetés?).

Ce qu’il faut, je crois, est une charte du travailleur, extension naturelle des droits humains. Des droits internationaux, impliquant un salaire minimum international, des avantages sociaux minimums internationaux et un respect de la dignité humaine, point. Ainsi cesserons les problèmes d’exploitation de populations et de déportation de nos usines en même temps que les luttes de classes (ce qui ne pourra jamais faire disparaître le principe naturel hiérarchique).

(Si ce n’est que le bon sens de l’environnement qui nous rappel que quand ça coûte moins cher de faire voyager une marchandise ailleurs parce que le salaire minimal est de beaucoup inférieur, c’est que la justice est clairement absente.)

Je ne suis ni pour ni contre les syndicats, je suis pour l’humanité et son habitat.